L’héritage des pédagogies « alternatives » et des neurosciences

Les enseignements dispensés à l’École Universelle se nourrissent de nombreuses études anciennes et plus récentes, réalisées en matière d’éducation. Nous portons une attention particulière aux pédagogies positives et alternatives centrées sur l’enfant (Montessori, Freinet…)

Les nouvelles recherches portant sur les sciences du développement humain, notamment en neurosciences, permettent de dégager les mécanismes d’apprentissage et les besoins fondamentaux des enfants pour s’épanouir. Elles suggèrent notamment que l’enfant apprenne par « son activité autonome, au sein d’un environnement riche et sécurisant, avec des enfants d’âges différents, et guidé par un étayage individuel et bienveillant » (Les lois naturelles de l’enfant, Céline Alvarez – 2016).

Les fondations biologiques de l’apprentissage :

Les experts du développement des fonctions cognitives de l’enfant relèvent 3 compétences clés, plus prédictives que le QI dans la formation de l’intelligence. Elles permettent d’agir de façon organisée pour atteindre nos objectifs. Il s’agit des fonctions exécutives dont les trois principales sont : la mémoire de travail, le contrôle inhibiteur et la flexibilité cognitive. En effet, lorsque nous souhaitons faire quelque chose, qu’il s’agisse de résoudre un exercice de mathématiques, d’apprendre à jouer du piano ou un pas de danse ; nous avons besoin de trois compétences dites exécutives : il nous faut une bonne mémoire de travail, qui nous permette de garder en mémoire des informations et de les organiser ; un bon contrôle inhibiteur, qui nous permette d’inhiber les distractions pour rester concentré, de contrôler nos impulsions, nos émotions, ou les gestes inappropriés ; et enfin, nous avons besoin de flexibilité cognitive, pour être créatif et ajuster nos stratégies en cas d’erreurs. Ainsi, venir à l’école avec une base solide de ces fonctions exécutives apparaît comme plus important que d’avoir mémorisé des savoirs scolaires tels que les lettres et les chiffres.

Céline Alvarez (2016) explique la place capitale qu’occupent les fonctions exécutives dans les apprentissages :

« De nombreuses études indiquent que les enfants ayant développé une bonne mémoire de travail, un bon contrôle inhibiteur et une bonne flexibilité obtiennent de meilleures performances scolaires, et, une fois adultes, réussissent mieux leurs examens, entrent dans de meilleures universités et obtiennent des emplois plus satisfaisants. Mais au-delà de cela, et c’est ce qui nous intéresse vraiment, ils ont les moyens d’atteindre les objectifs qu’ils se fixent dans leur vie. »

Nous savons également que Les circuits cérébraux associés aux fonctions exécutives se situent dans le cortex préfrontal, lui-même relié aux structures qui répondent au stress et à la gestion des émotions. L’acquisition de bonnes compétences cognitives permet donc également de mieux comprendre ses émotions ou celles des autres, de les analyser et les exprimer avec sérénité, de mieux faire face au stress et mieux résoudre ou éviter les conflits relationnels. En somme, avoir des fonctions exécutives bien développées permet des relations sociales épanouissantes, durables et harmonieuses.

« Si vous souhaitez que votre enfant réussisse à l’école et dans la vie, aidez-le à développer de bonnes fonctions exécutives. Ces compétences sont vraiment importantes et souvent plus prédictives que le QI » – Adele Diamond (spécialiste internationale des fonctions exécutives).

Les périodes sensibles du développement de l’enfant

En grandissant, les enfants vont passer par des phases de développement plus propices que d’autres, que le Dr Maria Montessori appelait les « périodes sensibles ». Ce sont des périodes privilégiées où l’enfant va se passionner naturellement pour certains éléments particuliers du monde extérieurs (l’ordre, le langage, le mouvement…). C’est au moment de telles impulsions que les efforts d’acquisition sont moindres car l’enthousiasme porte l’enfant pour apprendre tout naturellement et avec joie. Grâce à ces temps forts, l’enfant dispose de potentiels particuliers qui lui permettent d’apprendre à grande vitesse. Dans son livre « l’esprit absorbant », le Dr. Maria Montessori (1949) écrit « La période la plus importante de la vie se situe entre la naissance et six ans et non pas durant les études universitaires. Ainsi, c’est le moment où le plus grand instrument de l’homme, l’intelligence, se forme. Non seulement son intelligence ; mais toutes ses capacités psychiques.»

Des études récentes en psychologie ont confirmé les théories du Dr. Montessori. Le Dr. Bloom (1966) explique que « De la conception jusqu’à l’âge de 4 ans, l’individu développe 50% de son intelligence mature, de l’âge de 4 ans jusqu’à 8 ans il en développe encore 30%…Ceci devrait suggérer la très rapide croissance de l’intelligence durant les premières années et la grande influence possible de l’environnement sur le développement.»

Il est donc important de respecter ces périodes de grand intérêt pour le monde qui l’entoure en permettant à l’enfant de faire seul et de s’exercer librement dans les activités qui le passionnent au moment où il témoigne beaucoup d’intérêt pour ce qu’il entreprend. Plus il sera motivé par ce qu’il fait, plus les circuits de sa mémoire vont s’activer et plus les apprentissages seront solidement ancrés. A l’École Universelle, tout est fait pour laisser s’exprimer la curiosité naturelle et les centres d’intérêt des élèves, afin qu’ils forgent leur propre personnalité et développent pleinement leur potentiel. Les nombreuses activités autonomes leur permettent d’apprendre par eux-mêmes et la pédagogie active mise en place, leur permet d’exercer chaque jour leurs fonctions exécutives.

 « L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit mais une source que l’on laisse jaillir. » – Maria Montessori

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